L'éditorial du mois

Bernadette Mélois, rédactrice en chef

La promesse de Dieu par Bernadette Mélois, rédactrice en chef

La venue d’un enfant est toujours signe d’une promesse. Que sera donc cet enfant ? s’interrogent les familiers d’Élisabeth et Zacharie. Il faudra attendre quelques années avant de comprendre qu’il sera la voix qui annonce et désigne celui que l’univers attend, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (Jn 1, 29).

A l’heure de la naissance, le cœur est à la joie et c’est bien à cette joie que nous sommes conviés par l’Église. Joie de célébrer le sacrement de l’eucharistie, joie d’approfondir notre relation au Christ, en reconnaissant l’amour infini de son cœur, joie de l’engagement des Apôtres, joie de Jean Baptiste qui entend la voix de l’Époux (Jn 3, 29). Cette dernière joie est celle dont nous pouvons particulièrement nous nourrir en ces jours : comment écoutons-nous la voix du Christ ? Comment sa parole nous donne-t-elle de grandir dans la joie ? Comment faisons-nous déborder cette joie intérieure sur nos amis, voisins, collègues ?

Cet Époux qui réjouit Jean Baptiste est aussi l’Agneau qui nous libère des nombreux poids qui alourdissent notre marche vers lui ; ces péchés que nous n’abandonnons pas à la miséricorde, par négligence ou par orgueil. Jean Baptiste nous indique un chemin, celui du désert, c’est-à-dire du dépouillement de nous-mêmes pour que se déploie la présence du Christ, celui qui grandit lorsque nous diminuons. Comme Zacharie devant son enfant, reconnaissons le don que Dieu nous fait. Alors notre bouche s’ouvrira pour bénir Dieu qui réalise sa promesse.