L'éditorial du mois

Bernadette Mélois, rédactrice en chef

Se réjouir de l’amour infini de Dieu par Bernadette Mélois, rédactrice en chef

Entrer en Carême, c’est faire le pas de la conversion : revenir à Dieu de tout notre coeur ! Incroyable atten­tion maternelle de l’Église qui nous offre un temps pour nous réjouir de l’amour infini de Dieu. Car c’est cela, le Carême, un temps pour élargir notre coeur aux dimen­sions de celui du Père, pour découvrir la joie de se savoir aimé et aimer de retour le Père qui nous attire à lui, le Fils qui a aboli les barrières qui nous séparaient du Père, l’Esprit qui nous donne sa force pour croire et avancer, et nos frères, foule immense engagée sur le même chemin.

Rien n’est plus beau que le Carême. Rien n’est plus vivifiant que de vivre dans la perspective de Pâques, non comme la récompense de nos efforts mais comme le don merveilleux qui motive nos efforts. Car c’est parce que nous nous savons aimés que nous pouvons renoncer à ce qui blesse l’amour. C’est parce que nous nous savons attendus que nous pouvons écarter ce qui retarde notre marche. C’est parce que nous nous savons comblés que nous pouvons partager même notre nécessaire.

Qui ne se réjouit de partir en vacances ? Aucun des désagréments de la route ne l’arrête. Le but seul est désiré. Voilà notre Carême, un départ vers la joie. Certes, il est préférable de partir léger, de laisser là, sur le côté, tout ce qui encombre, tout ce qui entrave la marche allègre. Mais l’amour qui nous attend n’en vaut-il pas la peine ? Bonne route vers Pâques !