L'éditorial du mois

Bernadette Mélois, rédactrice en chef

Avent : promesse et nouveauté par Bernadette Mélois, rédactrice en chef

Chaque année, l’Avent réaffirme le primat de l’espérance chrétienne : Celui qui est venu vient ! Paradoxe divin qui veut que ce qui est, la venue temporelle de Jésus, doive s’épanouir en venue éternelle. Aussi l’année liturgique commence-t-elle par retisser la toile de la promesse, cette longue patience de Dieu au cours des siècles, en resserrant les fils de l’espérance. Le Christ vient, il l’a promis. Nous en avons la certitude.

Et pourtant, nous disons : « Viens, Seigneur Jésus ! » Souhaitons-nous, réellement, que le Christ vienne habiter notre vie, toute notre vie dans ses moindres recoins ? Souhaitons-nous sa présence qui transforme en profondeur ? Il y va de l’acceptation de la nouveauté absolue que Dieu apporte. Aussi nous faut-il regarder le monde qui nous entoure et celui qui est en nous avec les yeux de l’espérance. Notre temps n’est pas le dernier mot de l’Histoire, il n’est qu’une partie du chemin que parcourt l’Église les yeux fixés sur Jésus Christ, tout à la fois enfant promis et sauveur des hommes.

Pour la dernière fois, je vous souhaite un saint temps de l’Avent, joyeuse étape vers Noël. Car, après vingt-trois ans, pour répondre à un nouvel appel de l’Église, je remets Magnificat aux mains expertes d’un nouveau rédacteur en chef, David Gabillet, depuis longtemps responsable des méditations du jour. Je vous remercie de votre fidélité, de votre soutien et de votre prière au long de ces années, et vous confie à Celui qui vient sans tarder.

Joyeux Noël !