L'article du mois

Bible et liturgie par Marie-Noëlle Thabut

A la lumière des récits de la Passion, nous sommes invités à redécouvrir le signe de la croix que nous dessinons si souvent sur nous-mêmes ou sur ceux que nous bénissons : l’enfant qui se présente dans la procession de l’eucharistie, ce malade que nous visitons, ou encore ce défunt que nous accompagnons vers sa dernière demeure.

En particulier le récit de la Passion que nous lisons à deux reprises, le dimanche des Rameaux dans la version de Luc, cette année, et le Vendredi saint dans l’Évangile de Jean, comme chaque année, nous place devant le paradoxe inouï : ce condamné, humilié, déchu, anéanti,

mourant est le véritable roi que le peuple juif attendait pour sauver le monde. Car les quatre Évangiles ont noté l’inscription qui surplombait la tête du Crucifié : « Celui-ci est le roi des Juifs » (Lc 23, 38 ; cf. Jn 19, 19).

Chaque fois que nous traçons cette croix, nous annonçons le triomphe total et définitif de Jésus, c’est-à-dire le triomphe de la vie sur la mort et de l’amour et du pardon sur la haine et sur la violence.