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L'éditorial du mois

Chers amis, par David Gabillet, rédacteur en chef

En Orient, la fête de la Croix glorieuse est célébrée sous son nom d’origine : « Exaltation de la Sainte Croix ». Le terme d’« exaltation » renvoie directement à l’Évangile de la fête : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. » Dans le rite oriental, le prêtre élève une croix au-dessus de sa tête en bénissant les fidèles.

« Croix glorieuse », « Exaltation de la Croix » désignent l’unique mystère de Pâques. Mais alors que la célébration du mystère de la mort et la résurrection du Christ lors du triduum s’étend sur une durée de trois jours, celle de la Croix glorieuse se déroule sur une seule journée. Cette concentration peut donner l’impression de faire coïncider le temps de la Passion et celui de la résurrection. Mais n’est-ce pas là aussi un aspect du mystère de nos vies où pulsions de mort et grâces de résurrection sont intimement mêlées ? Notre temps est un entre-deux, celui du Royaume déjà là dans le Christ par son Esprit, mais pas encore achevé, en attente du retour du Seigneur dans la gloire. La fécondité de l’amour de Dieu est à l’œuvre dans le monde, et pourtant nous avons toutes les difficultés à la percevoir. Cette tension nous habite depuis que nous avons été plongés dans la sainteté de Dieu à notre baptême. Accueillons-la et nous percevrons d’autant mieux les merveilles de Dieu que nous y collaborerons.