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L'éditorial du mois

Puissance de renouveau par David Gabillet, rédacteur en chef

Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. Ainsi s’adresse le Christ ressuscité à saint Paul qui lui demande que lui soit ôtée l’écharde qui le tourmente. Inutile de chercher à en savoir plus sur cette écharde, l’essentiel est que nous permettions au Christ de faire en nous sa demeure. Alors l’amour de Dieu jailli du mystère pascal suffit à notre bonheur et éclaire les béatitudes. Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui savent qu’ils ne peuvent se suffire à eux-mêmes et trouvent la clé du bonheur dans l’accueil de l’Esprit Saint.

C’est pourquoi nous demandons dans notre prière : « Puisque l’homme est fragile et que sans toi il ne peut rien, donne-nous toujours le secours de ta grâce » (messe du 11e dimanche du T.O.). L’Esprit d’amour en Dieu reçu à notre baptême fait jaillir de nos lèvres la prière des fils adoptifs, le Notre Père, et nous « brûle d’une charité qui nous attire toujours vers le Christ et nous appren[d] à le reconnaître en nos frères » (messe du Sacré-Cœur).

Si nous faisons place à l’Esprit « qui est Seigneur et qui donne la vie », la puissance pascale de la résurrection trouvera en nos faiblesses le terreau d’où pourra jaillir la vie nouvelle qui transfigure ce monde.

Puisse chacune de nos eucharisties cultiver en nous la puissance de charité de celui qui nous incorpore à lui.