L'éditorial du mois

David Gabillet, rédacteur en chef

À la louange de sa gloire par David Gabillet, rédacteur en chef

La lumière radieuse du soleil au mois d’août évoque l’éclat de la gloire céleste qui resplendit sur le visage du Christ lors de la Transfiguration, gloire dans laquelle Marie a été élevée « avec son âme et son corps ». Dans l’Écriture, la « gloire » n’évoque pas seulement l’éclat. Le mot est aussi porteur d’une connotation de poids. Il dit toute la densité de la grandeur de l’amour de Dieu vainqueur de la mort et du péché. Marie, par son fiat, a reçu dans sa chair la plénitude de l’Esprit d’amour. La gloire de Dieu est à l’opposé de la vaine gloire des superbes et des puissants qui seront dispersés et renversés. Elle rayonne de la croix, cette croix glorieuse, arbre de Vie, que nous fêterons le mois prochain et qui plonge ses racines les plus profondes dans la miséricorde du Père.

La liturgie qui nous fait entrer dans le mystère de Dieu est le lieu par excellence où nous recevons cette gloire qui est présence d’amour ! Alors jeune prêtre, le futur cardinal Journet reçut un jour cette parole : « Si vous croyez vraiment à l’amour de Dieu pour vous-même… vous serez un saint. » Saint, c’est-à-dire participant de sa gloire céleste. La liturgie nous ouvre cette voie lorsqu’elle nous invite à rendre gloire à Dieu, à retourner un peu de l’amour qu’il manifeste pour nous. Elle nous configure au Christ, « revêtu de lumière » (Hymne de la Transfiguration) pour que notre lumière brille devant les hommes et qu’ainsi, ils rendent gloire au Père (cf. Mt 5, 16).