L'éditorial du mois

David Gabillet, rédacteur en chef

Écoutons-le par David Gabillet, rédacteur en chef

Dans l’Évangile de la Transfiguration lu chaque deuxième dimanche de Carême, nous entendons le Père dire : « Celui-ci est mon Fils : écoutez-le. » Et, réunis en assemblée, nous l’écoutons, « car, dans la liturgie, Dieu parle à son peuple ; le Christ annonce encore l’Évangile », rappelle le concile Vatican II.

Pour nous préparer à l’écouter, nous nous signons le front, la bouche et la poitrine car elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, enseigne le Deutéronome (30, 14) ; et saint Paul ajoute : C’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut (Rm 10, 10).

Afin que la Parole pénètre nos cœurs et inspire nos lèvres, notre écoute est appelée, en ce temps de Carême, à se faire plus attentive par la pratique de l’aumône, du jeûne et de la prière. L’aumône manifeste par nos actes notre volonté de laisser filer ce qui détourne notre attention de l’essentiel. Le jeûne creuse cette attention en faisant place à l’Esprit du Christ, qui inspire notre écoute : « Que ton cœur ne soit pas vide de toute présence ! Que le Christ soit dans ton cœur ! » enseignait déjà saint Augustin. Alors, notre prière unie à celle du Verbe peut s’offrir au Père, et nous faisons nôtres les mots du psalmiste : J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère et j’attends sa parole, parole de vie. Bonne écoute, et saint Carême !