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L'éditorial du mois

Au rythme des jours par David Gabillet, rédacteur en chef

La période estivale ouvre pour nombre d’entre nous la possibilité de vivre selon un rythme en décalage avec le reste de l’année. Mais les possibles changements d’horaire ne remettent pas en cause l’alternance du jour et de la nuit qui rythme notre vie.Notre prière quotidienne des Heures accompagne, le matin comme le soir, le passage des ténèbres à la lumière, y inscrivant notre passage de la mort à la vie.

Dès la prière inaugurale de ce mois, au matin, nous prions Dieu pour qu’il « arrache nos cœurs à l’obscurité du péché » et nous fasse « parvenir à la vraie lumière qui est le Christ ». Cet arrachement au péché, que nous célébrons, entre en résonance avec la parole de Dieu.

Dès l’Évangile du premier jour, nous entendons Jésus ordonner avec autorité : « Lève-toi et marche » ; dans celui du lendemain, nous voyons Matthieu – publicain, donc pécheur supposé – se lever pour suivre le Christ. Le lundi suivant, sur la parole du Seigneur, une jeune fille se lève, revenue de la mort.

Ce mois est ainsi placé sous le signe du relèvement du péché et de la mort, le signe de Jonas. Et c’est bien ce mystère du passage de la mort à la vie promise grâce à la passion et la résurrection du Christ que célèbrent notre liturgie eucharistique et notre prière des Heures. Puisse, « chaque fois que nous célébrons ce mystère, grandir en nous l’œuvre de salut » du Seigneur (cf. messe du 15e dimanche du T.O.).

Le rythme de notre marche peut varier, le passage demeure le même.