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Dimanche 16 août 2026
20e dimanche du temps ordinaire
Chers parents et catéchistes,
Une femme étrangère vient supplier Jésus de guérir sa fille. Malgré les difficultés et les refus apparents, elle persévère avec une grande confiance. Touché par sa foi, Jésus exauce sa demande. Cet épisode révèle que la foi sincère ouvre le cœur de Dieu et que le salut est offert à tous.

Petite histoire du quotidien pour comprendre l’Évangile
Arthur, Zoé et leurs cousins déjeunent chez leurs grands-parents. « Est-ce que je peux avoir de l’eau ? » demande Arthur. Avant même que le grand-père ne puisse répondre, son cousin s’exclame : « Tu as oublié le mot magique pour demander ! » Et Arthur se reprend aussitôt « Oh, oui, désolé : de l’eau, s’il vous plaît ! »
Le grand-père sourit et sert un grand verre d’eau aux garçons, qui le remercient. « Savez-vous ce que signifie “s’il te plaît” ? dit-il. C’est “si cela te plaît.” Non pas : “Tu dois me donner cela sinon je me fâche” ; mais “Est-ce que tu veux bien me le donner ? Non pas parce que je le mérite, mais parce que tu es bon. ” De mon temps, on appelait “s’il vous plaît” et “merci”, des mots d’amour ! »
Cette histoire nous explique pourquoi il faut dire « s’il te plaît » : cela nous prépare à l’Évangile qui nous montre comment on doit demander quelque chose à Dieu. Jésus Christ est dans le pays de Canaan, à l’étranger hors de la Palestine : une femme de ce pays le prie. Que demande et obtient la femme ? Écoutez bien.
Évangile du jour
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu15, 21-28
En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.
— Acclamons la Parole de Dieu.
Mots compliqués
Une Cananéenne est une habitante du pays de Canaan.
Les tourments sont les problèmes, les soucis qui nous préoccupent. Ici, c’est un démon qui tourmente la jeune fille.
Quelques pistes pour partager l’Évangile
Le récit
- Que demande et obtient la femme ?
- La femme demande la guérison de sa fille, « tourmentée par un démon ». À l’époque de Jésus, c’est une façon de nommer les maladies qu’on ne comprend pas bien. Jésus guérit une jeune fille malade à la demande de sa maman.
- Pourquoi au début Jésus ne veut-il pas répondre à la demande de la femme ?
- Cette femme est une « Cananéenne » : une étrangère non juive. La mission de Jésus au début est d’annoncer le Royaume de Dieu seulement aux Juifs.
Le message
- Comment la femme appelle-t-elle Jésus ?
- Elle nomme Jésus « Seigneur » trois fois, et l’appelle même « fils de David ». Même non juive, elle reconnaît qu’il est grand, qu’il a autorité, et qu’il est l’envoyé de Dieu. Elle a foi en Jésus Christ. C’est pour cela qu’il répond finalement à sa demande.
- Quelle est l’attitude de la femme devant Jésus, quel est son geste ?
- D’abord, elle crie, elle appelle au secours. Puis elle « se prosterne » devant lui : elle se met à genoux en s’inclinant jusqu’à terre. Elle montre son espérance, elle attend de Jésus Christ ce qui est bon.
- À quel animal est-elle comparée ?
- Elle est comparée à un « petit chien ». Mais elle ne se fâche pas. Elle accepte d’être comme ces petits chiens qui « mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître ». Elle reconnaît qu’elle est petite, qu’elle ne mérite pas de grâce, de cadeau de Dieu. On appelle cela l’humilité : se reconnaître tout petit devant Dieu qui peut tout.
Et nous ?
- Pouvons-nous tout demander à Dieu ?
- Oui, nous pouvons tout demander, mais l’important est de le faire comme cette femme, avec foi, espérance et humilité. C’est demander en reconnaissant qu’on n’est rien sans Dieu. Lui il peut tout et il nous donne gratuitement parce qu’il est bon.
Prière

Seigneur Jésus,
tu es tout, je ne suis rien,
et c’est ma joie, car je compte sur toi,
Amen.

Le saint de la semaine

Sainte Hélène (IIIe-IVe siècles)
Fêtée le 18 août
Hélène voit le jour vers 250, probablement en Bithynie (dans l’actuelle Turquie). D’origine modeste, elle devient la compagne de Constance Chlore, un officier appelé à une brillante carrière politique. Ensemble, ils ont un fils, Constantin. Lorsque celui-ci devient empereur, il couvre sa mère d’honneurs et de richesses. Sous son influence, elle se convertie au christianisme et se rend en pèlerinage à Jérusalem. Là, elle découvre plusieurs reliques, comme les clous de la crucifixion, qu’elle fait transporter à Rome.
Pour bien suivre la messe
Nous vous proposons un ordinaire au format A4 à imprimer et à plier en 2.
Pour aller plus loin

© Images : Catherine Chion pour l’Évangile et Catherine Chion pour le Saint de la semaine – Coloriage : J.-F. Kieffer – Textes : Yolande Bésida – Découvrons la parole Année A – Editions Mame-Tardy 2013 – © AELF pour les textes liturgiques et Magnificat pour l’ensemble de la newsletter.
