Dimanche 15 octobre
28e dimanche du temps ordinaire A
Chers parents et catéchistes,
Jésus raconte encore une fois une histoire pour parler du royaume de Dieu. Cette fois-ci, un roi invite des gens aux noces de son fils. Le roi, c’est Dieu, et son fils, c’est Jésus. Les noces signifient la rencontre entre Dieu et les hommes. Mais les invités sont négligents : ils refusent l’invitation.

Petite histoire du quotidien pour comprendre l’Évangile
Avez-vous déjà assisté à un mariage : Qu’est-ce que c’est ? Et comment fête-t-on cela ? Un mariage, c’est un homme et une femme qui s’unissent par amour pour la vie Ils se donnent l’un à l’autre. C’est tellement beau que l’on fait une grande fête : tout le monde est bien habillé, la mariée sur tout, avec une belle robe blanche ; il y a des fleurs. Après la cérémonie à la mairie et à l’église, on partage un grand repas, avec souvent des discours, des photos, puis de la musique et de la danse.
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus raconte une « parabole », une petite histoire pour faire comprendre quelque chose d’important. Il parle d’un roi qui organise « la noce », c’est-à-dire le mariage de son fils. Quels sont les « convives », les gens qui viennent partager le repas de fête ? Écoutez bien.
Évangile du jour
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu22, 1-14
(Lecture brève : Matthieu 22, 1-10)
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
(Fin de la lecture brève)
« Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
« Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »
— Acclamons la Parole de Dieu.
Mots compliqués
Les noces désignent le mariage.
Empoigner signifie serrer très fort avec le poing.
Les convives désignent les invités.
Quelques pistes pour partager l’Évangile
Le récit
- Quels sont les « convives », les gens qui viennent partager le repas de fête ?
- C’est un peu n’importe qui, un peu tout le monde.
- Pourquoi ?
- Les hommes que le roi avait invités au début ont refusé de venir. Certains ont préféré leur « champ » ou leur « commerce », c’est-à-dire leur travail, leur vie de tous les jours, plutôt que la fête du roi. Certains, même, en tuant les serviteurs, ont montré qu’ils étaient contre le roi.
Le message
- Dans cette parabole, qui le roi représente-t-il, et son fils ? Quel est ce mariage ?
- Le roi est comme Dieu le Père, et son fils est Jésus. Le mariage, c’est l’union de Jésus Christ avec le monde, et le grand repas de fête représente la vie éternelle, la joie d’être avec Dieu.
- Qui sont les premiers invités, qui ne veulent pas venir ?
- Ce sont les hommes, les femmes et enfants qui pensent qu’ils peuvent vivre tout seuls sans Dieu, sans s’occuper de lui. Par exemple, ils préfèrent leur travail ou leur vie de tous les jours à Dieu. Ils refusent de croire en Dieu, ils refusent le bonheur que Dieu promet. Parfois ils font tout pour dire que ce bonheur n’existe pas.
- Qui sont les nouveaux invités ?
- Ce sont tous les hommes de la terre. Dieu invite tous les hommes, les femmes et les enfants à venir à lui, à partager sa joie et sa vie.
Et nous ?
- Dieu nous invite à la fête, nous aussi. À quelle fête ?
- Dieu nous invite à être avec lui dans la joie, à partager sa vie éternelle. Il nous invite à chaque instant, mais en particulier à la messe où on célèbre Jésus qui donne sa vie, un peu comme à un mariage.
- Nous arrive-t-il de refuser ?
- Chaque fois que l’on refuse de faire le bien – ou d’aller à la messe – on refuse Dieu. Mais il nous invite toujours à nouveau. Et aujourd’hui, nous sommes venus : soyons heureux avec le Seigneur !
Prière

Mon Dieu, tu m’invites à la fête,
à être avec toi dans la joie.
Pardon d’avoir parfois refusé.
Me voici aujourd’hui avec toi, alléluia.

Le saint de la semaine

Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)
Fêté le 16 octobre
Marguerite-Marie n’est qu’une humble religieuse du couvent de la Visitation, à Paray-le-Monial, quand le Christ lui apparaît et lui demande de faire connaître son « cœur qui a tant aimé les hommes ». Au départ, Marguerite-Marie ne rencontre que des oppositions de la part des sœurs qui l’entourent et la considèrent comme une exaltée. Petit à petit, cependant, la dévotion au Sacré-Cœur se répand.
Pour bien suivre la messe
Nous vous proposons un ordinaire au format A4 à imprimer et à plier en 2.
© Images : Éric Puybaret pour l’Évangile et Catherine Chion pour le Saint de la semaine – Coloriage : J.-F. Kieffer – Textes : Yolande Bésida – Découvrons la parole Année A – Editions Mame-Tardy 2013 – © AELF pour les textes liturgiques et Magnificat pour l’ensemble de la newsletter.
