Dimanche 4 août
18e dimanche du temps ordinaire année B
Chers parents et catéchistes,
Au temps de Jésus, la foule le suivait parce qu’elle avait été rassasiée gratuitement par les pains qu’il avait multipliés. Il reproche à ces personnes de le chercher uniquement pour cette raison matérielle. Il veut leur faire comprendre qu’il est lui-même le vrai « pain de vie », celui qui comble la faim des hommes qui croient en lui.

Petite histoire du quotidien pour comprendre l’Évangile
Sur la route des vacances, Arthur, Zoé et leurs parents passent près de la ville où habite le parrain de Zoé. Ils ont prévu de s’arrêter déjeuner avec lui. Zoé est toute contente, car il lui a promis un bel habit de princesse.
En arrivant, ils trouvent un petit mot : le parrain ne peut être là, mais le cadeau de Zoé et un bon déjeuner les attendent. Zoé découvre exactement le déguisement qu’elle souhaitait… Pourtant, elle est un peu triste. Son papa la prend dans ses bras : « Ton parrain te manque. Tu croyais désirer une robe, en fait c’était lui que tu voulais voir ! »
Au départ, Zoé désire sa robe de princesse. Mais elle se rend compte que, en fait, elle désire surtout voir son parrain. Cette histoire nous prépare à l’Évangile. Une grande foule cherche Jésus pour avoir quelque chose, mais il les invite à chercher autre chose. Que veulent les gens au début ? Et qu’est-ce que Jésus les invite à désirer d’encore mieux ? Écoutez bien.
Évangile du jour
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean6, 24-35
En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
— Acclamons la Parole de Dieu.
Mot compliqué
Capharnaüm est une ville au bord du lac de Tibériade.
Rabbi veut dire « maître ».
La manne est une sorte de farine granuleuse que chaque jour Dieu envoyait aux Hébreux lorsqu’ils vivaient au désert après avoir fui l’Égypte. Ils la récoltaient sur le sol pour s’en nourrir.
Quelques pistes pour partager l’Évangile
Le récit
- Que fait la foule pour trouver Jésus ?
- Les gens prennent des bateaux, traversent le lac, le cherchent partout. Ils se donnent du mal pour le retrouver, ils ont un grand désir.
- Que désirent-ils ?
- Les gens veulent le pain que leur a donné Jésus, parce qu’ils ont été « rassasiés » : Jésus leur a donné du pain jusqu’à ce qu’ils n’aient plus faim.
- De quel pain s’agit-il ?
- Des cinq pains et des deux poissons que Jésus a multipliés en milliers de pains et poissons pour nourrir cinq mille hommes. Au début, les gens recherchent une nourriture qu’ils auraient en quantité suffisante toute leur vie.
Le message
- Mais pour Jésus, c’est un autre pain qu’il faut chercher, lequel ?
- Jésus les pousse à désirer « le pain de vie », c’est-à-dire lui-même, car il leur donne la vie éternelle. Jésus invite les gens à le chercher non pas pour le pain qu’il donne, mais pour lui-même, parce qu’il est « le Fils de l’homme », l’Envoyé de Dieu. L’important, c’est que les gens croient en Jésus Christ.
Et nous ?
- Pourquoi venez-vous à la messe, pourquoi croyez-vous en Dieu ?
- Pour avoir plein de pain ?… Non.
Pour faire plaisir à vos parents ?… Peut-être un peu.
Parce que vos parents aiment Jésus et veulent que vous l’aimiez aussi ?… Oui.
Au fond, c’est parce que vous aimez Jésus, vous aussi, et parce que vous croyez qu’il est Dieu.
- Pour avoir plein de pain ?… Non.
Prière

Seigneur Jésus,
je viens vers toi parce que je crois
que tu es Dieu,
et parce que je t’aime,
Amen

Le saint de la semaine

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (1891-1942)
Fêtée le 9 août
Née dans une famille juive allemande, Edith Stein suit des études de philosophie. Elle est la première femme à présenter une thèse dans ce domaine en Allemagne. Convertie au catholicisme, elle donne des conférences avant d’être interdite d’enseignement par le régime nazi. Elle entre alors au Carmel et devient sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, elle est déportée à Auschwitz où elle meurt, en 1942.
Pour bien suivre la messe
Nous vous proposons un ordinaire au format A4 à imprimer et à plier en 2.
© Images : Frédérik Mansot pour l’Évangile et Catherine Chion pour le Saint de la semaine – Coloriage : J.-F. Kieffer – Textes : Yolande Bésida – Découvrons la parole Année B – Editions Mame-Tardy 2011 – © AELF pour les textes liturgiques et Magnificat pour l’ensemble de la newsletter.
