Soyons saints août
Bienheureux Antoine Banassat
Fidélité à l’Église
La Révolution française a fait naître des rêves, tel celui d’une Église nationale dont les prêtres seraient des fonctionnaires d’État. Dès 1790, la Constitution civile du clergé est décrétée, soumettant l’organisation de l’Église au pouvoir civil. Ceux qui résistèrent à cette loi, les prêtres réfractaires, durent quitter la France sous peine d’être condamnés à la déportation vers la Guyane. Beaucoup préférèrent la déportation à l’acceptation d’une loi qui les plaçait en dehors de l’Église universelle. Antoine Banassat (1729-1794), curé près de Limoges, avait été élu député du clergé aux États généraux de 1789. Mais, revenu en Creuse à la fin de son mandat, il est dénoncé sous la Terreur. Condamné à la déportation, il n’ira pas plus loin que les pontons de Rochefort où, retenu dans des conditions inhumaines avec ses confrères, il meurt d’inanition.
Seigneur, ton Église proclame depuis ses débuts un Messie crucifié, folie pour les païens, et Antoine Bannasat n’a pas craint de partager la croix du Christ.
Temps de silence
Par l’intercession du bienheureux Antoine, donne-nous la force de rester fidèles à l’Évangile et à l’Église, notre mère.
Ce mois-ci, à l’écoute de Jeanne-Françoise de Chantal
Nous devons être capables de supporter les défauts les unes des autres, car si nous demeurons un temps sans tomber, viendra un autre temps où nous ne ferons que faillir.






