Soyons saints août
Bienheureux Jakob Gapp
Dire la vérité sans compromission
« Les portes du noviciat de la Société de Marie se sont ouvertes pour moi par un dessein lumineux du ciel », écrit Jakob Gapp (1897-1943) à son supérieur, en 1924. Cet Autrichien dévoué à l’éducation des jeunes ne cache pas sa réprobation de l’idéologie païenne véhiculée par le national-socialisme. Quelques mois après l’Anschluss, il est interdit d’enseignement pour avoir osé dire en chaire que l’amour du prochain doit s’exercer sans distinction de nationalité ou de religion. Après avoir défendu le pape contre les attaques des nazis, il est obligé de fuir, d’abord à Bordeaux puis en Espagne. C’est là qu’il est abordé par deux hommes qui, fuyant la persécution antisémite, lui demandent de les accompagner jusqu’en France. Le piège ainsi dressé par la Gestapo se referme sur lui. Arrêté, il est transféré à Berlin où il est rapidement exécuté.
Dieu notre Père, tu as envoyé ton Esprit pour nous conduire à la vérité tout entière ; et tu as mis tes paroles, Seigneur, dans la bouche de Jakob.
Temps de silence
Par la prière du bienheureux Jakob Gapp, que nous ayons le courage de vivre selon la vérité qui rend libre.
Ce mois-ci, à l’écoute de Jeanne-Françoise de Chantal
Nous ne saurions jamais atteindre à la perfection de la sainte dilection et union avec Dieu que nous n’ayons cet amour du prochain qui est l’arbre de vie auquel il est défendu de toucher pour médire ou juger.






