Soyons saints janvier
Bienheureuse Jutte
Le Christ pauvre
Le Martyrologe romain la nomme Jutte (1158-1228), mais son nom se décline en Juette, Ivette ou Yvette. Elle appartient à la haute bourgeoisie de Liège. Mariée très jeune, elle a 18 ans et trois enfants quand son mari meurt. Elle refuse un remariage pour vivre sa consécration à Dieu tout en élevant les deux enfants qui lui restent. Elle s’adonne aux œuvres de charité et à la prière, et lorsque ses fils sont élevés, elle se retire dans une léproserie aux abords de la ville. Ce choix risqué l’expose aux critiques de ses semblables et à la contagion du mal. Mais elle veut suivre le Christ crucifié et essuyer sur le corps souffrant de ses frères les marques de ses blessures. Devenue recluse, beaucoup viennent quémander sa prière et écouter ses conseils. Elle fait partie d’un courant mystique féminin très florissant du Moyen Âge.
Alors que la lèpre est le symbole du péché qui ronge l’âme, Jutte n’a toutefois pas craint de vivre auprès des malades pour partager leurs souffrances et leur solitude.
Temps de silence
À la prière de la bienheureuse Jutte, aiguisons notre désir de confesser le péché qui souille nos cœurs, et permettons ainsi au Christ de nous en purifier.
Ce mois-ci, à l’écoute de saint Grégoire de Nazianze
Le Christ est mon souffle, le Christ est ma force, le Christ qui me donne de bien courir est le prix merveilleux de ma course. […] Le Christ est le grand filet qui nous ramène au Père.






