Magnificat Junior

Dimanche 8 mars 2026

3e dimanche du Carême

Chers parents et catéchistes, 

Les Samaritains, habitants de Samarie, n’étaient pas très bien vus par les Juifs à l’époque de Jésus. Jésus ose pourtant parler à une Samaritaine et lui fait comprendre petit à petit que seul Dieu peut combler pleinement les désirs de son cœur.

Evangile 3e dimanche Careme A 08032026 par Etienne Yung pour Magnificat Junior

Petite histoire du quotidien pour comprendre l’Évangile

Au petit déjeuner, Zoé a renversé son bol de chocolat. En prenant une éponge pour l’essuyer, elle a cassé un verre… Maman a perdu patience : « Ce que tu es maladroite, Zoé ! Ne touche plus à rien aujourd’hui ! »
Mais à midi, grand-mère est venue déjeuner. Elle s’est assise fatiguée et a demandé un verre d’eau à Zoé. Zoé hésite : « Tu sais, je suis maladroite ! – Je suis sûre que tu feras attention. » Alors Zoé apporte l’eau à petits pas pour ne pas la renverser. « Merci, ma petite fille. » Zoé aussi a envie de dire merci. Sa grand-mère lui a redonné confiance !

Cette histoire nous prépare à l’Évangile. Jésus arrive en Samarie, une région dont les habitants étaient méprisés : on se moquait d’eux. À quelle heure et où se déroule la rencontre entre Jésus et une Samaritaine ? Écoutez bien.


Évangile du jour

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean4, 5-42

(Lecture brève : Jean 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »

(Arrêt de la lecture brève)

Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur,

(Reprise de la lecture brève)

Je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »

(Arrêt de la lecture brève)

À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »

La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.

Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »

(Reprise de la lecture brève :
Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.)

Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

— Acclamons la Parole de Dieu.


Quelques pistes pour partager l’Évangile

Le récit

  • Quand et où se passe l’Évangile ?
    • Il est environ midi, une heure où il fait chaud et Jésus a soif. Il est près d’un puits : à l’époque, on n’avait pas l’eau du robinet. Il fallait chercher l’eau au puits du village.
  • Jésus et la Samaritaine parlent d’eau. Mais ce n’est pas la même : que se donnent Jésus et la Samaritaine ?
    • Elle va lui donner l’eau du puits et recevoir de Jésus « l’eau vive ». Pour comprendre cet échange, il faut regarder l’histoire de plus près.

Le message

  • La Samaritaine est d’abord étonnée que Jésus lui parle. Pourquoi ?
    • Jésus ne se moque pas d’elle comme les autres. Au contraire, il lui demande un service, il la croit capable de l’aider : Jésus lui donne un signe de l’amour de Dieu, qui aime et connaît chacun au plus profond.
  • Pourquoi ensuite la Samaritaine demande-t-elle de l’eau à Jésus ?
    • C’est qu’il lui propose une autre eau. L’eau vive de Jésus, c’est l’amour de Dieu qui donne la vie éternelle. En lui demandant un service, Jésus invite la Samaritaine à recevoir la vie de Dieu, plus forte que la mort.

Et nous ?

  • Vous savez que nous sommes en Carême, ces quarante jours pour nous préparer à Pâques. Qu’allons-nous fêter alors ?
    • À Pâques, on fête la résurrection de Jésus Christ : il n’est pas resté mort, sa vie est plus forte que la mort, et il la donne à tous ceux qui se tournent vers lui. L’eau vive dont Jésus parle à la Samaritaine, c’est à Pâques qu’il va la donner à tous.
  • Aujourd’hui, ici, Jésus vous demande-t-il à boire, vous demande-t-il un service ?
    • Pas directement, mais nos parents, nos amis nous en demandent. Par exemple… mettre le couvert, ramasser ce qui traîne, partager… Ce ne sont pas juste des corvées pénibles. En nous demandant une aide, ils nous montrent que nous sommes capables d’aider. Ils nous donnent une occasion d’aimer. Les petits services nous rapprochent de Jésus et nous préparent à recevoir son eau vive à Pâques.

Prière

Seigneur Jésus,
je veux recevoir ton eau vive
et rendre des services par amour.
Ainsi soit-il.



Le saint de la semaine

Saint 3 dimanche du Careme A 08032026 Ste Mathilde par Catherine Chion pour Magnificat Junior

Sainte Mathilde (morte en 968)
Fêtée le 14 mars

Elle forme avec le roi de Germanie Henri Ier un couple profondément uni. C’est une épouse humble et patiente qui prend soin des pauvres. Devenue veuve, chassée de la cour par son propre fils, le nouvel empereur, elle se retire dans un couvent. Là, elle se rapproche de Dieu et fonde hôpitaux et monastères. Elle meurt en paix après s’être réconciliée avec son fils.


Pour bien suivre la messe

Nous vous proposons un ordinaire au format A4 à imprimer et à plier en 2. 


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© Images : Etienne Yung pour l’Évangile et Catherine Chion pour le Saint de la semaine – Coloriage : J.-F. Kieffer – Textes : Yolande Bésida – Découvrons la parole Année A – Editions Mame-Tardy 2013 – © AELF pour les textes liturgiques et Magnificat pour l’ensemble de la newsletter.