Dimanche 15 mars 2026
4e dimanche du Carême
Chers parents et catéchistes,
Au temps de Jésus, on pensait que le handicap était une punition envoyée par Dieu. Jésus montre que c’est faux. En allant se laver à la piscine de Siloé, l’aveugle est guéri. Il devient un « envoyé », c’est-à-dire un témoin de l’amour de Jésus.

Petite histoire du quotidien pour comprendre l’Évangile
Faire deviner un objet en en montrant trois éléments l’un après l’autre.
Par exemple, pour faire au plus simple sans apporter quelque chose d’exceptionnel, présenter un anneau de métal, puis un scoubidou, enfin une clé de voiture : « Ce n’est pas juste un anneau, ni un porte-clés, c’est la clé de ma voiture telle que je dois la garder pour ne pas la perdre. »
Vous n’avez pas reconnu tout de suite cet objet, mais vous l’avez découvert progressivement. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, un « aveugle de naissance », quelqu’un qui est né sans la vue, est guéri par Jésus et découvre peu à peu qui est vraiment Jésus. À chaque rencontre, il désigne Jésus de façon différente. Lesquelles ? Écoutez bien.
Évangile du jour
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean9, 1-41
(Lecture brève : Jean 9, 1.6-9.13-17.34-38)
En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance.
(Arrêt de la lecture brève)
Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
(Reprise de la lecture brève : Il cracha à terre…)
Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »
(Arrêt de la lecture brève)
Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
(Reprise de la lecture brève)
On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. »
(Arrêt de la lecture brève)
Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
(Reprise de la lecture brève)
Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
(Fin de la lecture brève)
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure. »
— Acclamons la Parole de Dieu.
Quelques pistes pour partager l’Évangile
Le récit
- À chaque rencontre, l’aveugle guéri désigne Jésus de façon différente. Lesquelles ?
- Il y a trois étapes.
À ses voisins, il déclare que Jésus est « un homme ».
Aux pharisiens dans le Temple, des Juifs qui veulent appliquer exactement ce que dit la Bible, il dit que Jésus est un « prophète » : un porte-parole de Dieu, quelqu’un par qui Dieu parle aux hommes. Rien de cela n’est faux, mais ce n’est pas la vérité tout entière.
Enfin, lorsque Jésus revient le voir, l’aveugle guéri le nomme « Seigneur », et « se prosterne », il s’incline devant lui. Il reconnaît qu’il est « le Fils de l’homme », c’est-à-dire l’Envoyé de Dieu pour sauver son peuple.
- Il y a trois étapes.
Le message
- L’aveugle guéri n’a pas tout de suite compris qui était vraiment Jésus. Il lui a fallu des étapes. Mais chaque fois, il s’appuie sur un signe précis, lequel ?
- Au départ, il y a sa guérison : Jésus est celui qui lui a permis de voir. Petit à petit, il découvre que c’est une action de Dieu, un miracle, un signe extraordinaire que Dieu est là et agit pour le sauver.
Et nous ?
- Comme l’aveugle, il nous faut souvent du temps, des étapes, pour reconnaître la vérité. Parce qu’on ne la voit pas, parce qu’on a peur, parce que cela dérange… C’est comme pour se préparer à Pâques : combien de jours sont-ils prévus ?
- Ce sont les quarante jours du Carême, pour redécouvrir et accepter que Dieu est là et qu’il nous sauve du mal. Par exemple, aujourd’hui, nous sommes l’un des cinq dimanches de Carême : chaque dimanche pendant la messe, nous sommes invités à reconnaître, comme l’aveugle guéri, que Dieu est vraiment présent et nous donne sa vie.
Prière

Même si bien des gens ne le voient pas,
je crois, Seigneur,
que tu es là et que tu me sauves.
Merci mon Dieu.

Le saint de la semaine

Saint Joseph (Ier siècle)
Fêté le 19 mars
Descendant d’Abraham et du roi David, Joseph est charpentier. Fiancé à Marie, il apprend qu’elle est enceinte alors qu’ils n’ont pas vécu ensemble. L’ange Gabriel lui apparaît et le rassure : cet enfant a été conçu du Saint-Esprit. Joseph épouse Marie et élève Jésus comme son enfant. De ce fait, grâce à lui, Jésus appartient lui aussi à la lignée de David.
Pour bien suivre la messe
Nous vous proposons un ordinaire au format A4 à imprimer et à plier en 2.
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© Images : Laure Fournier pour l’Évangile et Catherine Chion pour le Saint de la semaine – Coloriage : J.-F. Kieffer – Textes : Yolande Bésida – Découvrons la parole Année A – Editions Mame-Tardy 2013 – © AELF pour les textes liturgiques et Magnificat pour l’ensemble de la newsletter.


