L’école de l’amour. « Sainte Vierge, guéris-moi et je te ramasserai des petites, je leur ferai l’école et je leur dirai de bien t’aimer. » Ainsi prie une fillette de 4 ans, handicapée, que sa mère dépose chaque matin devant la statue de Notre-Dame de Pitié, à Montpezat, en Ardèche. Toute la vie de Marie Rivier (1768-1838) est un déploiement de sa prière enfantine.
Sagesse divine. « Tu as réuni, Seigneur, en saint Gildas, le zèle du pasteur, la science du théologien et la vie de prière du moine », dit l’oraison de la messe de la fête de saint Gildas dans le propre du diocèse de Vannes. Écossais de naissance, prêtre, surnommé le « Sage », Gildas († v. 570) est connu pour avoir rédigé une histoire de l’Église d’Angleterre intitulée De la ruine de la Bretagne. Devant la victoire des troupes d’invasion saxonnes, Gildas s’interroge. Il lui semble évident que la décadence des élites du pays et du clergé a favorisé la réussite des envahisseurs. Prédicateur ardent, fin lettré formé à la discipline monastique dans les meilleurs monastères de Bretagne insulaire (actuelle Grande-Bretagne) et d’Irlande, il finit sa vie dans le golfe du Morbihan ; sa mémoire reste attachée à la presqu’île de Rhuys où son tombeau est conservé dans l’église.