Dimanche 11 août
19e dimanche du temps ordinaire année B
Chers parents et catéchistes,
Jésus se présente comme le « pain venu du ciel ». Il fait là une allusion à la manne que les Hébreux ont mangée dans le désert. Cette nourriture était un don de Dieu, afin qu’ils croient en lui qui les avait libérés d’Égypte. Autour de Jésus, certains Juifs ne le reconnaissaient pas comme Fils de Dieu. Ils ne sont pas prêts à accueillir l’un d’entre eux comme celui qui leur donne la vie éternelle.

Petite histoire du quotidien pour comprendre l’Évangile
Il y a très longtemps, bien avant l’époque de Jésus, quand les Hébreux étaient au désert, guidés par Moïse, ils eurent faim. Dans le désert, il n’y a rien à manger ! Ils se plaignirent auprès de Moïse, qui le dit à Dieu. Le jour suivant, au petit matin, les Hébreux virent partout des paillettes blanches (un peu comme des flocons de purée). Ils dirent : « Mann hou ? » – ce qui veut dire : « qu’est-ce que c’est ? » – et, avec, ils firent des galettes, une sorte de pain C’est pourquoi on appelle « manne » ce pain venu du ciel. Chaque matin, ils en récoltèrent pour la journée, pas moins, pas plus, pendant quarante ans !
Les Hébreux ont pu vivre au désert nourris par la manne, le pain que Dieu leur a donné chaque jour.
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus parle de cette histoire des hébreux au désert. Les hébreux sont désormais appelés « les Juifs ». Jésus compare la manne avec un autre pain donné par Dieu. Quel est cet autre pain ? En quoi est-il pareil à la manne, en quoi est-il différent ? Écoutez bien.
Évangile du jour
Évangile de Jésus Christ
selon saint Jean6, 41-51
En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
— Acclamons la Parole de Dieu.
Mots compliqués
Récriminer contre quelqu’un, c’est se plaindre de lui, exprimer son mécontentement contre cette personne.
Instruire c’est enseigner, faire apprendre.
La manne est une sorte de farine granuleuse que chaque jour Dieu envoyait aux Hébreux lorsqu’ils vivaient au désert après avoir fui l’Égypte. Ils la récoltaient sur le sol pour s’en nourrir.
Quelques pistes pour partager l’Évangile
Le récit
- Quel est le nouveau pain dont parle Jésus ?
- C’est lui, Jésus.
- En quoi Jésus est-il pareil à la manne du temps de Moïse ?
- C’est un pain donné par Dieu, « descendu du ciel ».
- En quoi est-il différent ?
- Avec la manne, les Hébreux avaient à manger chaque jour, mais ils sont quand même morts, de vieillesse ou de maladie. Avec Jésus, on ne meurt pas, on « vivra éternellement », pour toujours.
Le message
- Ce « pain vivant », qu’est-ce que c’est ?
- C’est Jésus lui-même, sa « chair » : c’est Jésus qui SE donne. C’est son corps livré, donné pour nous sur la croix et ressuscité.
- Pourquoi Jésus se donne-t-il ?
- Pour nous donner sa vie, la « vie éternelle », la vie de Dieu, plus puissante que la mort. Car, après avoir été tué sur la croix, Jésus est ressuscité, devenu vivant pour toujours.
Et nous ?
- Comment peut-on recevoir le corps de Jésus, aujourd’hui même, ici ?
- À la messe, pendant la communion : en mangeant l’hostie consacrée, on mange le corps du Christ ressuscité et on reçoit sa vie. Les enfants comme vous encore trop petits pour communier peuvent recevoir une bénédiction, en s’avançant aussi auprès de la personne qui distribue les « hosties », le pain de vie. À travers cette personne, c’est Jésus qui vous « bénit », vous rend bons.
Prière

Seigneur Jésus,
je crois que tu es là,
dans cette hostie
où tu te donnes à moi !

Le saint de la semaine

Sainte Jeanne-Françoise de Chantal (1572-1641)
Fêtée le 12 août
Jeanne-Françoise de Chantal, née à Dijon en 1572, épouse le baron de Chantal et mène une vie heureuse et mondaine jusqu’à devenir veuve à 28 ans. Sa rencontre avec François de Sales la guide vers une vie religieuse. Excellente épouse et mère, dotée d’un esprit clair et d’un jugement solide, elle est influencée par l’évêque de Genève. Malgré sa nature autoritaire, elle fonde l’ordre de la Visitation en 1610, centré sur le service des malades et des prisonniers. Puis, elle établit de nombreux couvents à travers la France et rencontre Vincent de Paul. Elle décède à Moulins, en 1641, et repose près de François de Sales à Annecy.
Pour bien suivre la messe
Nous vous proposons un ordinaire au format A4 à imprimer et à plier en 2.
© Images : Laure Fournier pour l’Évangile et Claire Perret pour le Saint de la semaine – Coloriage : J.-F. Kieffer – Textes : Yolande Bésida – Découvrons la parole Année B – Editions Mame-Tardy 2011 – © AELF pour les textes liturgiques et Magnificat pour l’ensemble de la newsletter.
