Magnificat Junior

Dimanche 29 mars 2026

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Chers parents et catéchistes, 

Jésus vient avec ses disciples à Jérusalem pour fêter la Pâque, la plus grande fête des Juifs, qui commémore la libération de l’esclavage en Égypte. À son entrée dans la ville, il est acclamé par une foule qui crie : « Hosanna ! » Ce mot hébreu signifie : « De grâce, donne le salut ! » C’est la même foule qui criera « qu’il soit crucifié » quelques jours plus tard… Mais Dieu sauvera quand même son peuple de l’esclavage de la mort et du péché.

Evangile Dimanche des Rameaux A 29032026 Catherine Chion pour Magnificat Junior

Petite histoire du quotidien pour comprendre l’Évangile

On considère successivement l’évangile des Rameaux – que les enfants ont écouté au début avec l’assemblée – et celui de la Passion. Faire parler les enfants de ce qu’ils ont vécu au début de la messe.
Que tient-on ? Des branches, qu’on appelle… des « rameaux ».

Qu’a-t-on chanté ? « Hosanna ». C’est un mot en hébreu, la langue de la Bible. Hosa signifie « sauve-nous » et na, c’est « s’il te plaît ». Donc chanter « Hosanna », c’est dire… « Sauve-nous, s’il te plaît. » Savez-vous pourquoi a-t-on fait cela, et pourquoi était-ce très important que vous, les enfants, vous y participiez ? La réponse est dans l’Évangile qui a été lu au début de la messe.


Évangile du jour

Procession des rameaux

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21, 1-11

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme.

Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Mt 27, 11-54

On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus déclara :
« C’est toi-même qui le dis. » Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien.

Alors Pilate lui dit : « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? » Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit : « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? » Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. » Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? » Ils répondirent : « Barabbas ! » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? » Ils répondirent tous : « Qu’il soit crucifié ! » Pilate demanda : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu’il soit crucifié ! » Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! » Tout le peuple répondit : « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! » Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié.

Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix deJésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieudu-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! »

De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” » Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.

À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éli, Éli, lema sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. » Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.

Nous nous agenouillons pour nous recueillir un instant.

Mots compliqués

Jésus est dans la condition de Dieu car, même s’il est vraiment homme, nous croyons aussi qu’il est vraiment Dieu.

S’anéantir, ici, signifie « s’abaisser ». Jésus est vraiment Dieu, mais il a accepté d’être traité comme un homme, de s’abaisser à mourir sur la croix.

Jésus se présente comme serviteur des hommes. Il est venu sur terre pour les servir, leur faire connaître le message d’amour de Dieu et les libérer du péché.


Quelques pistes pour partager l’Évangile

L’Évangile des Rameaux

  • Quand cela se passe-t-il ?
    • C’est une semaine avant Pâques… comme pour nous aujourd’hui.
  • Où Jésus entre-t-il et sur quoi y entre-t-il ?
    • Il entre à Jérusalem, la capitale de la Palestine, la ville sainte des Juifs. Il est assis sur un âne, comme un Seigneur.
  • Que font les gens sur son passage, et en particulier les enfants ?
    • Ils cueillent des branches – des « rameaux » – pour les brandir en criant « Hosanna » comme on a fait tout à l’heure. Ou bien ils les mettent par terre, avec leurs manteaux, pour faire comme un tapis devant Jésus, honoré comme un roi.
  • Pourquoi les enfants et les gens font-ils cela ?
    • Ils reconnaissent Jésus comme un Seigneur, comme le « Christ », le « Messie », un libérateur envoyé par Dieu. Mais en quelques jours, tous ces gens vont changer d’avis et devenir contre Jésus. On va raconter ce qui va se passer toute la « semaine sainte », la semaine avant Pâques. Comme c’est une longue histoire, elle est résumée ici avec des dessins.

La semaine sainte

  • Le message pour les Rameaux
    • Revenir rapidement sur l’illustration. Faire décrire l’image aux enfants et leur faire raconter de quoi il s’agit, en complétant.
  • Le message pour le Jeudi saint
    • Faire redire les paroles de Jésus sur le pain et sur le vin successivement : « Ceci est mon corps, livré pour vous. » « Ceci est mon sang… versé pour vous. » Les enfants doivent se rendre compte que ce sont des paroles que le prêtre rappelle chaque dimanche, ils sont capables de les dire. S’arrêter sur les mots « livré pour vous », « versé pour vous » : Jésus nous DONNE sa vie.
  • Le message pour le Vendredi saint
    • Évoquer les souffrances et l’injustice endurées par Jésus, sa mort et sa mise au tombeau.
  • Le message pour Dimanche
    • Marie-Madeleine voit que Jésus est ressuscité, devenu vivant pour toujours, parce qu’il est Dieu.

Jésus nous sauve

  • Pourquoi Jésus a-t-il accepté de mourir sur une croix alors qu’il n’avait rien fait de mal ?
    • Jésus a obéi à son Père toute sa vie pour montrer l’amour de Dieu pour les hommes. Comme les hommes refusaient de recevoir cet amour, ils ont voulu tuer Jésus. Jésus l’accepte librement : Jésus donne sa vie par amour.
  • Est-ce que la vie de Jésus s’arrête là, sur la croix ?
    • Non, Dieu, son Père, ressuscite Jésus : il lui donne sa vie, la vie divine, éternelle. Dieu montre aux hommes que son amour est plus fort que la mort. Ainsi, Dieu offre à tous les hommes qui croient en lui la vie pour toujours. Il nous sauve de la mort.

Prière

Seigneur Jésus,
apprends-moi à obéir à tes commandements :
oui, je veux te suivre.



Pour bien suivre la messe

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© Images : Catherine Chion pour l’Évangile – Coloriage : J.-F. Kieffer – Textes : Yolande Bésida – Découvrons la parole Année A – Editions Mame-Tardy 2013 – © AELF pour les textes liturgiques et Magnificat pour l’ensemble de la newsletter.