Soyons saints février
Bienheureux Reginald d’Orléans
La joie de la prédication
Venu du Languedoc, Réginald (v. 1175-1220) étudie à Paris où il devient docteur en droit canon, matière qu’il enseigne ensuite avec éloquence. Nommé doyen de la collégiale Saint-Aignan, à Orléans, son destin semble tout tracé, mais de passage à Rome, il rencontre saint Dominique et Réginald comprend que sa vocation s’épanouira parmi les Frères prêcheurs nouvellement fondés. Il a alors 40 ans. « Je crois n’avoir aucun mérite à vivre dans cet ordre car j’y ai toujours trouvé trop de joie », dira-t-il. Envoyé à Bologne, il y prêche avec succès ; de même lorsqu’il arrive à Paris, où son exemple et son éloquence font merveille. Aussi brève qu’ait été la vie dominicaine de Réginald, il est l’un de ceux qui donnèrent à l’Ordre son premier élan. À sa mort, son corps fut déposé dans l’église Notre-Dame-des-Champs, détruite à la Révolution.
« Elle est tout près de toi, la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur », dit Moïse, et Réginald l’a partagée avec joie et talent.
Temps de silence
Demandons, par l’intercession du bienheureux Réginald d’Orléans, la grâce d’avoir pour ceux que nous rencontrons une parole bienveillante et qui élève.
Ce mois-ci, à l’écoute de Rosalie Rendu
[À propos des « ivrognes », ndlr.] Que voulez-vous, ce sont nos enfants, et si je n’étais pas soutenue par la grâce, peut-être serais-je pire qu’eux.






