Soyons saints juin
Saint Claude
Silence et intériorité
Saint-Claude fut à partir du xiie siècle un lieu de pèlerinage aussi renommé que Lourdes l’est aujourd’hui. Pourtant, la notoriété de Claude († v. 700), qui avait choisi une vie humble et retirée, est largement posthume et assez paradoxale. Franc-comtois, destiné au métier des armes, il choisit la vie monastique à l’abbaye de Condat (aujourd’hui Saint-Claude). Il en devient l’abbé et contribue à son rayonnement pendant environ cinquante ans. Il accepte à contrecœur la charge d’évêque de Besançon, à laquelle il renonce bientôt pour revenir dans son abbaye. La découverte de son corps intact, cinq siècles après sa mort, provoque la stupeur. On l’expose, les miracles fleurissent, le pèlerinage prend une ampleur internationale. Seule la relique de son avant-bras, rescapée de la Révolution, repose aujourd’hui dans la cathédrale.
Comme le Christ retiré sur la montagne pour prier, Claude a trouvé sa fécondité dans la vie contemplative.
Temps de silence
Soutenus par la prière de saint-Claude, demandons au Maître intérieur la force de prendre du temps, à l’écart, afin de puiser à la source le désir de s’ajuster à la volonté du Père.
Ce mois-ci, à l’écoute de saint Éphrem le Syrien
Esprit Saint, Toi qui scrutes les profondeurs, Toi qui illumines les yeux de notre cœur, Toi qui te joins à notre esprit, Toi par qui nous réfléchissons la gloire du Seigneur, nous te magnifions.






