Soyons saints juillet
Saintes carmélites de Compiègne
Vies offertes
L’histoire des carmélites de Compiègne a inspiré une pièce de théâtre à Georges Bernanos et un opéra aux accents limpides à Francis Poulenc. Elles sont vingt-et-une religieuses lorsqu’éclate la Révolution. Le 5 août 1790, interrogées une à une pour savoir si elles désiraient quitter la communauté, toutes répondirent par la négative et la plus jeune assura « qu’une épouse bien née reste avec son époux et que rien ne peut [le] lui faire abandonner ». Le 12 septembre 1792, chassées de leur couvent, elles se groupent en ville dans quatre maisons séparées. Ensemble, elles offrent leur vie en sacrifice par une consécration particulière. Arrêtées le 23 juin 1794, conduites à Paris, à la Conciergerie, elles sont guillotinées, en commençant par la plus jeune, chantant le Veni Creator qu’achève, en dernier, la mère prieure.
« Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien », affirme saint Paul. L’offrande totale, le pardon, la gratitude, la joie et la paix sont autant de fruits de la charité qui ont pleinement habité l’âme des saintes carmélites martyres.
Temps de silence
À leur exemple et à leur prière, puissions-nous apprendre d’elles la force et la fécondité d’une vie intérieure toute tournée vers les réalités célestes.
Ce mois-ci, à l’écoute d’Eugénie Joubert
Repos : Que sa volonté soit faite. Je ne fais rien, mais en cet état, il y a beaucoup plus d’humilité. Je fais la volonté de Dieu, et c’est la chose la meilleure.






