À la lumière d’Amoris Laetitia

Prier en famille cet été

4. La prière d’alliance et la patience, chemins d’unité

Le Podcast

La proposition concrète à vivre en famille

Vous pouvez télécharger le PDF « Vivre la prière d’alliance en famille » en cliquant sur le bouton ci-dessous.

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Bonjour à tous !

À l’occasion du 10ᵉ anniversaire de l’exhortation apostolique Amoris Laetitia, le pape Léon XIV nous invite à redécouvrir la richesse de l’amour familial. Et si, cet été, on profitait du temps en famille pour vivre des moments spirituels simples et authentiques, même au cœur des vacances ?

L’été, c’est le temps du repos, des retrouvailles, du lâcher-prise. Ce pourrait être aussi une belle occasion de prier ensemble, de façon spontanée, au cœur de la nature ou dans le quotidien partagé. Tout l’été, la rédaction de Magnificat vous proposera chaque semaine des idées, courtes et accessibles à tous, pour prier en famille et grandir ensemble dans l’amour.

Aujourd’hui, nous vous invitons à explorer deux trésors pour la vie familiale et personnelle : la prière d’alliance et la patience. À première vue, ils semblent différents : la prière d’alliance structure notre relation à Dieu et aux autres, tandis que la patience façonne notre façon d’aimer au quotidien. Mais en réalité, ils sont intimement liés : la patience vient de l’amour, mène à l’amour, et fait passer de la rivalité ou de l’asservissement à une dynamique d’alliance.

Dans la famille comme dans toute relation, apprendre à s’accueillir, à se pardonner, à grandir ensemble demande du temps, de la tendresse… et beaucoup de patience ! La prière d’alliance, avec ses cinq étapes simples, devient alors un chemin concret pour cultiver cette patience : elle nous apprend à nous présenter tels que nous sommes, à rendre grâce, à demander et donner le pardon, à exprimer l’amour, et à ouvrir notre cœur aux besoins des autres.

C’est ainsi, pas à pas, que la patience s’enracine dans l’amour, qu’elle nous libère des rivalités, et nous fait entrer dans une véritable dynamique d’alliance : un chemin où chacun trouve sa place, où la famille devient une école de la confiance et de l’espérance.

Patience : de la rivalité à l’alliance

Saint Paul nous le rappelle : « L’amour est patient, il est plein de bonté, il ne s’enfle pas d’orgueil » (1 Co 13, 4). La patience n’est pas de la résignation ni de la passivité. Elle vient de l’amour, elle mène à l’amour, et elle nous fait passer de la rivalité ou de l’asservissement à une dynamique d’alliance.

La famille comme nous l’avons déjà souligné est une école de patience. À la rentrée, l’impatience nous guettera peut-être : envie de tout recommencer, stress, exaspération sont parfois à redouter. Mais la rentrée sera aussi le moment idéal pour poser de bons choix, pour repartir sur de nouvelles bases.

La patience, ce n’est pas tout accepter sans rien dire. Elle n’excuse pas les injustices ou les abus. Saint Paul, et le pape François dans Amoris Laetitia, nous rappellent que l’amour sait aussi s’indigner, se révolter face au mal. Mais il ne s’enferme pas dans la colère. L’amour trouve sa joie dans la vérité.

La patience, une force active qui libère

Saint François de Sales nous invite à supporter les afflictions avec douceur, même quand elles viennent de ceux qu’on aime. Il conseille de s’excuser doucement quand on est accusé à tort, puis de rester humble si l’on n’est pas cru. La patience, c’est cela : une force intérieure, active, qui s’appuie sur la sagesse et la confiance. Elle ouvre à l’espérance, alors que la passivité enferme et décourage.

Benoît XVI nous invite aussi à faire humblement ce que l’on peut, en aimant et en priant. Convertir nos passivités en patience, c’est s’appuyer sur deux clés : l’amour qui se met au service, et la prière qui ajuste notre regard à celui de Dieu.

La patience libère, elle fait prendre de la distance face à nos émotions négatives. Elle nous fait tendre vers ce qui est grand, vers l’alliance, là où la résignation nous enferme. En famille, prière et patience marchent main dans la main : elles nous aident à construire, jour après jour, une alliance solide, pleine de confiance et d’espérance.
Pour conclure nous pouvons lire ou relire un nouvel extrait de l’encyclique Amoris laetitia du pape François.

En famille il est nécessaire d’utiliser trois mots. Je veux le répéter, trois mots : permission, merci, excuse, Trois mots-clés ! Quand, dans une famille, on n’est pas envahissant et que l’on demande « s’il te plaît », quand, dans une famille, on n’est pas égoïste et que l’on apprend à dire « merci », quand, dans une famille, quelqu’un s’aperçoit qu’il a fait quelque chose de mal et sait dire « excuse-moi », dans cette famille il y a la paix et la joie. Ne soyons pas avares de ces mots, soyons généreux à les répéter jour après jour, parce qu’ils sont pénibles certains silences, parfois en famille, entre mari et femme, entre parents et enfants, entre frères. En revanche, les mots adéquats, dits au bon moment, protègent et alimentent l’amour, jour après jour.

Amoris Laetitia n°133

Belle route à chacun, et n’oubliez pas : la patience est la clé d’une véritable alliance !

Avec tous nos remerciements à la sœur Marie-Hélène Robert et au père Arnaud Toury dont les textes ont largement inspiré cette proposition.

Crédit de l’image en bandeau : Le christ et les enfants (1910), Maurice Denis (1870-1973), collection privée. @Bridgeman Images.