Soyons saints août
Saint Élie le Jeune
Le Dieu brûlant
Avant-poste de l’Italie, la Sicile est la première touchée par les incursions arabes. Après soixante-dix années de guerre, en 902, la Sicile de culture byzantine est entièrement conquise. C’est dans ce monde tourmenté que Giovanni Rachites (v. 822-903) voit le jour. Encore enfant, il est enlevé par des pirates sarrasins et travaille comme esclave en Afrique du Nord. Racheté par un marchand chrétien et libéré, il se rend en Terre sainte où il découvre le monachisme. Devenu moine dans un monastère vivant sous la règle de saint Basile, il prend le nom d’Élie, et revient en Sicile où il mène la vie austère des moines, au lieu appelé aujourd’hui mont Saint-Élie. De nouvelles attaques des Sarrasins l’obligent à fuir. C’est en route vers Constantinople que cet homme épris de Dieu remet sa vie entre ses mains, à Thessalonique.
Comme le prophète dont il a pris le nom, Élie a cherché Dieu dans le « murmure d’une brise légère », sûr que l’amour du Créateur peut combler les créatures.
Temps de silence
À la prière de saint Élie le Jeune, demandons au Maître intérieur de savoir faire silence pour entendre Dieu.
Ce mois-ci, à l’écoute d’Alphonse de Liguori
Il vaut mieux être froid, privé de la grâce de Dieu, que d’être tiède ; parce que celui qui est froid peut être réveillé par les remords de sa conscience et changer de vie ; mais celui qui est tiède, s’endort dans ses défauts.






