Évangile et développement personnel

Le 26 avril 2026

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dimanche 26 avril

4e dimanche de Pâques

Journée mondiale de prière pour les vocations

Le Bon berger,
Raphaël Sadeler, xvie s.

Évangile et développement personnel

Père Foucauld Pommier

Êtes-vous entré récemment dans une librairie ? Avez-vous remarqué l’espace toujours plus grand accordé au rayon « Développement personnel » ? Ces livres promettent l’épanouissement, l’équilibre émotionnel, une vie pleine de sens, etc. À coups de citations inspirantes, ces ouvrages tentent à leur façon de répondre au manque de repères de notre société. Mais au milieu de toutes ces voix laquelle suivre ? À qui faire confiance ?

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le Christ se présente comme le seul bon berger, celui en qui nous pouvons avoir une confiance totale. N’est-il pas le Verbe de Dieu par qui le Père a créé le monde et chacun de nous ? Lui seul, donc, nous connaît en profondeur et sait ce qui est vraiment bon pour nous. Nous pouvons ainsi le suivre sans crainte car comme le rappelle saint Pierre dans la deuxième lecture : Vous étiez errants comme des brebis, mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.

La différence entre le bon berger et les bandits de l’Évangile tient en ceci : Jésus libère, les bandits emprisonnent. Ces bandits ne viennent que pour tuer, tandis que le Christ donne la vie et la vie en abondance. Le Seigneur n’est pas un gourou de plus, il est le seul Sauveur. L’Évangile n’est pas un livre de recettes pour se sentir mieux, il est la bonne nouvelle du salut.

Nous le savons, hélas : parfois, derrière le visage de certains pasteurs peut se cacher aussi celui d’un voleur. Un rappel peut-être qu’il ne faut s’attacher qu’au Christ. C’est lui seul qu’il nous faut chercher, trouver et suivre. Dans son encyclique Laudato si’ le pape François le rappelle : « L’être humain […] est appelé à reconduire toutes les créatures à leur Créateur » (n° 83). Tout l’inverse des bandits qui volent les brebis pour les mener à eux et non à leur pasteur.

L’accueil des catéchumènes

Apprenons à nous réjouir qu’une personne trouve Dieu, même si ce n’est pas en passant par nous, par notre communauté, par notre sensibilité.

Les nombreux catéchumènes que nous avons accueillis parmi nous cette année à Pâques sont venus chercher le Christ. Ils ont reconnu dans la voix de l’Évangile celle de leur pasteur. Ils ont trouvé dans la parole de Dieu ce qu’ils n’avaient pas trouvé dans les rayons de leur librairie. Mais c’est bien au Christ qu’ils appartiennent et non à nous. Notre mission est désormais de les accompagner en les conduisant à leur Créateur. Non pas en leur offrant un bien-être passager mais en les aidant à rencontrer celui qui donne sa vie pour ses brebis.

En ce dimanche du Bon Pasteur, demandons la grâce de reconnaître sa voix, de le suivre avec confiance, et de devenir pour nos frères et sœurs des témoins qui ne mènent pas à nous-mêmes, mais au Christ, le gardien de nos âmes. n

Découvrez après les prières de la messe notre suggestion de prière universelle. Ces intentions sont à adapter en fonction de l’actualité et de l’assemblée qui célèbre.

Bonne fête ! Alida, Alde, Raphaël (Arnaiz Baron)

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Le Christ à la mer de Galilée, Circle of Jacopo Tintoretto (Probably Lambert Sustris), Anonymous Artist - Venetian, 1518 or 1519 - 1594. © National Gallery of Art, New-York