dimanche 26 juillet
17e dimanche du temps ordinaire
Journée mondiale des grands-parents
et des personnes âgées

La parabole du trésor caché,
Sir John Everett Millais (1829-1896),
NYC, MET.
Le choix du roi
Christelle Javary
Malheur à toi, pays dont le roi n’est qu’un enfant (Qo 10, 16) ! Ce n’est guère encourageant pour le très jeune Salomon, qui monte sur le trône à la mort de son père David. Comment assumer une telle responsabilité sans le secours de l’expérience et de la maturité ? Heureusement, Dieu visite avec sollicitude le roi novice dans un songe et se met en quelque sorte à sa disposition : « Demande ce que je dois te donner. » Bel exercice de sagesse… Salomon répond en demandant non pas un avantage pour lui-même, mais le moyen d’accomplir au mieux la mission qui lui est confiée : « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal. » Ce jeune roi a compris l’essentiel : même revêtu du pouvoir suprême, il est serviteur du peuple qui appartient à Dieu. C’est dans le dialogue intime avec le ciel qu’il sera guidé pour bien agir sur la terre. Alors le « cœur attentif », à l’écoute de la parole de Dieu, devient « cœur intelligent et sage ». La suite en donne la preuve éclatante avec le célèbre jugement de Salomon, qui reconnaît la mère d’un bébé qu’une autre femme prétend être le sien.
Faut-il être une tête couronnée pour prendre exemple sur le jeune Salomon ? Non, il suffit de considérer que chacun de nous est roi ou reine de sa propre vie, et souvent en responsabilité vis-à-vis d’autrui, en tant que parent ou conjoint, dans son travail ou un service bénévole… À chacun de nous, quel que soit son âge, est confiée une parcelle du royaume de Dieu, avec la mission de prendre soin des personnes autour de nous. Comme pour Salomon, tout commence par un « cœur attentif », qui se laisse éduquer par l’Esprit Saint dans la prière, afin de bien gouverner ses choix et ses actes.
Là où est ton trésor sera aussi ton cœur
Salomon n’a pas hésité à demander le meilleur, la grâce d’en haut, sans la mettre en balance avec des avantages terrestres comme la richesse ou une longue vie. Les premières paraboles de l’Évangile de ce dimanche vont dans le même sens. L’homme qui a découvert un trésor dans un champ n’a plus qu’une idée : s’en rendre possesseur. Le négociant qui a trouvé une perle magnifique donne tout pour l’acquérir. Rien n’est comparable à la joie de tout miser sur l’Évangile du Christ. La sainteté à laquelle nous sommes appelés est la plus belle, la plus noble et la plus sûre des ambitions, la seule qui ne nous décevra jamais.
On commémore cette année le 800e anniversaire de l’accession au trône de Saint Louis, alors qu’il était, comme Salomon, fort jeune : un adolescent de 12 ans. Il aimait à signer « Louis de Poissy », ayant été baptisé dans la collégiale de cette ville. Il exprimait ainsi que la perle et le trésor de sa vie ce n’était pas la prestigieuse couronne de France ni même sa réputation de sagesse et de sainteté, mais la grâce de son baptême. n
Découvrez après les lectures de la messe notre suggestion de prière universelle. Ces intentions sont à adapter en fonction de l’actualité et de l’assemblée qui célèbre.

Bonne fête ! Joachim, Anne, Anaël, Anaïs, Anna, Annabelle, Annaëlle, Annaïg, Annick, Annie, Annouk






