Invités de deuxième choix ?

Le 11 octobre 2026

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dimanche 11 octobre

28e dimanche du temps ordinaire ; Semaine missionnaire mondiale

Parabole des noces,
xvie s., NYC, MET.

Invités de deuxième choix ?

Père Olivier Praud

La prophétie d’Isaïe énonce le projet divin qui s’accomplit en Jésus : Dieu appelle les hommes à vivre en communion avec lui et à partager sa joie. Dès lors, pas besoin de longues explications pour comprendre la parabole ; la joie des noces est proposée à tous comme signe de l’Alliance dont le Fils du Roi est le dispensateur. Or, il y a de la résistance en chacun à recevoir d’un autre la vie véritable. Les premiers invités, d’hier ou d’aujourd’hui, trouvent toujours une bonne excuse pour se dérober à l’Alliance inaugurée par le Christ.

Cependant, le récit ouvre un chemin inattendu : même le refus de l’invitation n’épuise pas le désir divin de faire entrer les hommes en sa communion. Dieu ne se résigne pas à la chaise vide, aussi il cherche toujours des invités ! Chacun découvre alors qu’il est désiré de toujours pour entrer dans la joie de l’Alliance. Ne devrions-nous pas reconnaître que nous sommes les invités d’une noce dont les premiers invités n’ont pas voulu ? À quelle croisée de chemin avons-nous été ramassés ? Néanmoins, il faut se revêtir d’une tenue de fête. Parce que Dieu veut établir une relation filiale avec ceux qu’il convie, il faut prendre cette dignité dont le Christ est lui-même revêtu, être fils comme le Fils. C’est le vêtement de noce dont il faut accepter d’être paré, sans quoi la place demeurera inoccupée. Accueillir le don de Dieu transforme nécessairement notre existence pour la rendre digne originairement. Dans sa conversion, Paul en a fait l’expérience lui qui reconnaît la grâce qui le fait vivre : Je peux tout en celui qui me donne la force.

Tu nous as estimés dignes

Le dynamisme rituel de la prière eucharistique suscite un chemin de transformation. Quoi qu’il arrive, Dieu nous rend dignes de lui, de converser avec lui et de le prier. C’est lui qui, une fois de plus, offre le vêtement de fête. Tous les efforts spirituels ou techniques ne sont rien à côté de la capacité de l’amour divin à faire surgir en chacun la capacité de le louer et de chanter la miséricorde du Père. Ce n’est pas nous qui rendons digne la liturgie, qui en faisons un bel ouvrage ou une performance cérémonielle. Au contraire, la liturgie rend digne celui qui la vit, digne de Celui à qui elle est adressée. Dès lors, une célébration vient déranger les habitudes ou les principes étroits qui risquent d’assécher la prière. Elle suscite cette forme ultime d’hospitalité que l’on appelle l’action de grâce : reconnaître que tout est pour lui, par lui et avec lui. Ainsi s’accomplit ce que le psaume chante avec joie : Grâce et bonheur m’accompagnent, tous les jours de ma vie. n

Découvrez après les lectures de la messe notre suggestion de prière universelle. Ces intentions sont à adapter en fonction de l’actualité et de l’assemblée qui célèbre.

Bonne fête ! Firmin, Firminie, Soledad, Pierre (Lê Tuy)

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Le Christ à la mer de Galilée, Circle of Jacopo Tintoretto (Probably Lambert Sustris), Anonymous Artist - Venetian, 1518 or 1519 - 1594. © National Gallery of Art, New-York