dimanche 27 septembre
26e dimanche du temps ordinaire ; Journée mondiale du migrant et du réfugié

Parabole des deux fils,
xviiie s., Amsterdam, Rijksmuseum.
La joie du oui!
Père Alain Faucher
Le prophète Ézékiel évalue les réticences du peuple de Dieu devant les propositions du Seigneur. « Vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne.” Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? » Jésus précise : Dans le royaume de Dieu, ce qui importe, ce ne sont pas les paroles. Si belles ou poétiques soient-elles, leur impact est dépassé par les gestes concrets qui engagent la personne.
Mieux encore : le royaume de Dieu proclamé par Jésus inclut et recycle les hésitations, les paroles proférées sans grande réflexion, sans profondeur et sans méditation. Les enfants de la parabole de Jésus nous rappellent… nous-mêmes ! Les enfants qui font le contraire de ce qu’ils disent, c’est un peu mon portrait. J’ai souvent agi comme le fils inconséquent. Nous avons tous vécu cette réticence aiguë qui affirme mollement notre adhésion sans trop y croire.
Considérons un exemple récent de la vie de l’Église universelle : les suites à donner au synode des évêques sur l’avenir de l’Église. Le synode portait justement sur la capacité de marcher ensemble en Église. Nous sommes invités à incarner cette dimension fondamentale de notre vie en Église au gré de nos projets pastoraux, diocésains ou locaux. Mais au fond de nous une voix murmure : « Une autre bonne idée qui ne sera jamais appliquée. Tu risques encore de vivre une grande déception… Tu sais par expérience que ces innovations, ça finit toujours en queue de poisson… » Oui, nous sommes méfiants devant les idées généreuses mais énergivores, qui finissent par engendrer notre démission systématique.
Humilité et confiance
Et si cette fois était la bonne ? Si c’était le bon moment pour enfin dire « oui » et faire « oui » ? Pour élargir le cadre décisionnel et affronter les contraintes des temps difficiles que traverse l’Église ? Les processus de synodalité proposent une grande participation d’une large proportion du peuple de Dieu. Devant cette offre renouvelée de participation, allons-nous enfin agir, oui ou non ? Nous avons tellement rêvé d’une Église qui inclurait nos points de vue. Ce serait triste de laisser passer pareille opportunité d’apporter enfin notre contribution. Ce qui compte, ce n’est pas la belle réponse condescendante. Ce qui compte, c’est l’acte conscient de participation, le geste qui fait une différence, le mouvement opposé à l’inertie et qui contribue à l’unité du grand corps du Ressuscité.
Saint Paul célèbre cette recherche d’unité dans une ribambelle de comportements constructifs : réconfort, encouragement, communion, tendresse, compassion, unité… Autant de modèles pour une réponse active ! n
Découvrez après les lectures de la messe notre suggestion de prière universelle. Ces intentions sont à adapter en fonction de l’actualité et de l’assemblée qui célèbre.

Bonne fête ! Vincent (de Paul), Bixente, Vincente, Vincenza, Vincien, Hiltrude






