Qu’ils soient nombreux ou pas, qu’ils soient déposés au pied du sapin, devant la crèche ou la cheminée, dans les chaussures ou sur la table, les cadeaux font partie de la fête de Noël. Emballés avec soin dans du papier de soie rehaussé de rubans multicolores ou étrangement ficelés par des mains malhabiles, sobres ou clinquants, ils font rarement défaut au cœur de la fête.
Mais quelle place convient-il de leur réserver et que disent ces cadeaux qui font s’écarquiller les yeux des petits et des grands ? Ils sont l’expression de l’amour qui partage, de la joie qui se communique, de l’abondance qui déborde. Noël est une bonne nouvelle, un jour de trêve, un temps de paix. Il est naturel que dans un esprit de bienveillance réciproque des cadeaux symboliques soient échangés.
Autrefois, une simple orange ou une plaque de chocolat, denrées rares, suffisait à illuminer la fête de cette surabondance qui tranchait avec le quotidien. Au fil des années, les facilités de la vie liées au jeu de la surenchère commerciale, la perte du sens de la fête de Noël – qui n’est pas d’abord une fête à l’adresse des seuls enfants – ont perverti le geste simple du cadeau. Peut-être est-il bon de nous rappeler que Noël est une fête de l’humilité, de la simplicité joyeuse, de la lumière douce et du chant heureux. Elle nous invite à revenir au sens premier de l’amour, ce don qui transfigure les rapports humains et dont le cadeau est le signe sans emphase.
MGF 265, décembre 2014






