Les trésors de la rédaction

Polycarpe, imitateur du Christ

Par Virginie Bellynck

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Fêtée le 18 février, Bernadette nous fascine par sa simplicité, son humilité et la force de sa patience.

« Et si monseigneur l’évêque de Tarbes avait jugé que vous vous étiez trompée, qu’auriez-vous répondu ? demande-t-on à Bernadette. – Jamais, je n’aurais pu dire que je n’ai pas vu ni entendu », répond-elle avec assurance. La droiture, Bernadette Soubirous l’a apprise au sein de sa famille, où la rudesse de la pauvreté n’a pas altéré le sens du bien et de la vérité. L’enfant privilégiée de Marie qui a répondu à l’invitation d’Aqueró – Celle-ci – à venir pendant quinze jours au pied de la grotte de Massabielle a fait de l’obéissance et de la vérité le chemin de sa courte vie. Sans aucune raideur, car enfant joyeuse, espiègle, si petite qu’on ne lui donnait pas son âge, Bernadette aime à jouer. Elle a le rire facile et le sens de l’humour, ce qui déroutera nombre de ceux qui la questionneront après les apparitions, ainsi que ses compagnes au couvent Saint-Gildard de Nevers.

Lorsqu’une nouvelle postulante s’étonne : « Depuis trois jours que je suis ici, personne ne m’a encore fait voir Bernadette. – Bernadette ? Mais la voilà ! s’entend-elle répondre. – Ça ! s’écrie la jeune fille. – Mais oui, mademoiselle, ce n’est que ça », opine Bernadette, avec une malice souriante.

N’a-t-elle pas la simplicité de l’enfant, celle qui réclame au noviciat une corde à sauter parce qu’elle « aime beaucoup tourner la corde pour faire sauter les autres » ? N’a-t-elle pas la force des athlètes de Dieu, celle qui a traversé l’épreuve des interrogatoires, de l’incompréhension, puis de la notoriété idolâtrique, l’épreuve de la séparation de son cher Lourdes, et celle récurrente de la maladie ? « Tout est bon pour le ciel », murmure-t-elle à l’approche de sa dernière heure, en recherchant non les consolations, mais « la force et la patience ».

Pauvre de tous biens, Bernadette s’est avancée, sans retour sur elle-même, sur la voie de l’abandon. N’est-elle pas la « bonne à rien » de la communauté qui n’a aucune mission particulière sinon d’être à l’infirmerie pour servir parfois et souffrir souvent, lieu où elle pourra mettre en œuvre « l’emploi de la prière » confié par l’évêque de Nevers et qu’elle ne lâchera jamais, jusque dans son dernier souffle ? « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi pauvre pécheresse. »

À l’écoute de Bernadette Soubirous

J’ai craint, tout d’abord, d’être indiscrète ; puis il m’est venu à la pensée que notre Seigneur aime à être importuné aussi bien par le petit que par le grand, par le pauvre que par le riche, qu’il se donne à chacun de nous sans distinction. Cette pensée m’a donné du courage et je ne crains plus. Que pourrais-je faire, très Saint-Père, pour vous témoigner mon amour filial ? Je ne puis que continuer ce que j’ai fait jusqu’à présent, c’est-à-dire souffrir et prier.

Petit Zouave de votre Sainteté : mes armes sont la prière et le sacrifice que je garderai jusqu’à mon dernier soupir. Là seulement, l’arme du sacrifice tombera, mais celle de la prière me suivra au ciel où elle sera plus puissante que sur cette terre d’exil.


©MGF no 327, février 2020

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Virginie Bellynck

Pierre-Marie Varennes

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Chaque matin, plongez au cœur de la lettre apostalique Patris corde.

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