Prière de louange et témoignage ardent de foi, le psaume 143 met l’accent sur le soin que Dieu a de nourrir son peuple. Une thématique en résonance avec la solennité du Saint-Sacrement.
(Psaume 147)
Le psaume 147, choisi pour la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, exprime combien, dès le premier Testament, Dieu a le souci de nourrir son peuple. Quelles sont les réalités évoquées, quand Dieu n’a pas encore pris chair en Jésus ? Le psalmiste s’adresse à la ville de Jérusalem comme à une personne vivante : il l’invite à la louange de Dieu, donateur du pain et de sa parole. Au terme du cheminement du psautier, louer Dieu, c’est le reconnaître comme l’auteur de toutes les actions de salut : il consolide Jérusalem, la bénit, y fait régner la paix, la rassasie et lui fait connaître ses volontés, c’est-à-dire le déploiement de son amour.
Une ville fortifiée et bénie…
La ville de Jérusalem est presque un personnage biblique. Elle cristallise en elle toute l’histoire du peuple d’Israël, si ballotté au cours de son histoire. Qui aurait pu penser que cette petite cité cananéenne, conquise vers l’an 1000 avant J.C., serait appelée à accueillir en même temps les épreuves du peuple choisi et la prédilection d’amour de Dieu ? Elle apparaît pour la première fois dans le récit du prêtre Melkisédek, roi de Salem (un nom abrégé de Jérusalem). À Abraham, il apporte du pain et du vin (cf. Gn 14, 18), mystérieusement laissés là, disponibles ultérieurement dans la Révélation, pour un autre roi et prêtre, le Christ. Jérusalem est témoin de toute l’histoire du salut, avec ses hauts et ses bas. Elle reçoit l’arche d’Alliance, présence divine, dans la liesse et la danse du roi David (cf. 2 S 6). Puis elle est témoin de la construction du Temple gigantesque, par son fils Salomon. Cependant 400 ans plus tard, elle est violemment assaillie et détruite par la puissance babylonienne. Alors au retour d’exil, dès 538 avant J.C., il faut reconstruire murs et murailles, une lance à la main pour repousser les ennemis (cf. Ne 4, 15). Mais par la foi, ce psaume confesse Dieu comme l’auteur de la consolidation de la ville et de sa bénédiction.
… par le verbe et le pain de Dieu
De même que Dieu avait planté un jardin et des arbres pour nourrir le premier homme (cf. Gn 2, 8), de même il restaure Jérusalem, en subvenant lui-même aux besoins de ses habitants. Il leur procure la paix (c’est aussi le nom de la ville), du pain et sa parole. Au désert, le peuple avait mangé de la manne, galette quotidienne monotone, qui avait cessé le jour où Josué était entré en Terre promise. Puis en exil, loin de Jérusalem, le menu était souvent fait du pain des larmes (cf. Ps 79, 6). Enfin au retour d’exil, Dieu leur fournit du pain de froment, la meilleure part du blé selon le texte, celle-là même qu’Abraham avait offerte aux trois personnages célestes en visite (cf. Gn 18). Ainsi le pain de Dieu devient le pain des hommes. Quant à la Parole, elle est envoyée comme un émissaire, pour accomplir la volonté divine. Elle est cette parole d’amour, parcourant la terre, pour la faire lever comme un pain tout chaud (cf. Jos 9, 12).
Le seul nom de Jérusalem convoque toute son histoire et les péripéties de son rapport à Dieu. Il dit l’histoire de l’humanité, sans doute de l’Église, certainement de mon âme.
Un ouvrage extraordinaire pour tous les chrétiens qui s’efforcent de vivre selon le Commandement nouveau du Christ : “Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.” (Jn 13, 34)
Vivez une expérience unique, laissez-vous emporter sur “la voie spirituelle qui surpasse toutes les autres” : celle qui, par un émerveillement progressif, va vous conduire “à élever votre amour humain au rang d’Amour divin” !
Des enluminures médiévales ainsi que des œuvres de Monet et Chagall viennent illustrer ce texte sipirituel et lumineux.
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Célèbre ton Dieu, ô Sion
Par Sœur Jean-Thomas
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(Psaume 147)
Le psaume 147, choisi pour la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, exprime combien, dès le premier Testament, Dieu a le souci de nourrir son peuple. Quelles sont les réalités évoquées, quand Dieu n’a pas encore pris chair en Jésus ? Le psalmiste s’adresse à la ville de Jérusalem comme à une personne vivante : il l’invite à la louange de Dieu, donateur du pain et de sa parole. Au terme du cheminement du psautier, louer Dieu, c’est le reconnaître comme l’auteur de toutes les actions de salut : il consolide Jérusalem, la bénit, y fait régner la paix, la rassasie et lui fait connaître ses volontés, c’est-à-dire le déploiement de son amour.
Une ville fortifiée et bénie…
La ville de Jérusalem est presque un personnage biblique. Elle cristallise en elle toute l’histoire du peuple d’Israël, si ballotté au cours de son histoire. Qui aurait pu penser que cette petite cité cananéenne, conquise vers l’an 1000 avant J.C., serait appelée à accueillir en même temps les épreuves du peuple choisi et la prédilection d’amour de Dieu ? Elle apparaît pour la première fois dans le récit du prêtre Melkisédek, roi de Salem (un nom abrégé de Jérusalem). À Abraham, il apporte du pain et du vin
(cf. Gn 14, 18), mystérieusement laissés là, disponibles ultérieurement dans la Révélation, pour un autre roi et prêtre, le Christ. Jérusalem est témoin de toute l’histoire du salut, avec ses hauts et ses bas. Elle reçoit l’arche d’Alliance, présence divine, dans la liesse et la danse du roi David
(cf. 2 S 6). Puis elle est témoin de la construction du Temple gigantesque, par son fils Salomon. Cependant 400 ans plus tard, elle est violemment assaillie et détruite par la puissance babylonienne. Alors au retour d’exil, dès 538 avant J.C., il faut reconstruire murs et murailles, une lance à la main pour repousser les ennemis (cf. Ne 4, 15). Mais par la foi, ce psaume confesse Dieu comme l’auteur de la consolidation de la ville et de sa bénédiction.
… par le verbe et le pain de Dieu
De même que Dieu avait planté un jardin et des arbres pour nourrir le premier homme (cf. Gn 2, 8), de même il restaure Jérusalem, en subvenant lui-même aux besoins de ses habitants. Il leur procure la paix (c’est aussi le nom de la ville), du pain et sa parole. Au désert, le peuple avait mangé de la manne, galette quotidienne monotone, qui avait cessé le jour où Josué était entré en Terre promise. Puis en exil, loin de Jérusalem, le menu était souvent fait du pain des larmes (cf. Ps 79, 6). Enfin au retour d’exil, Dieu leur fournit du pain de froment, la meilleure part du blé selon le texte, celle-là même qu’Abraham avait offerte aux trois personnages célestes en visite (cf. Gn 18). Ainsi le pain de Dieu devient le pain des hommes. Quant à la Parole, elle est envoyée comme un émissaire, pour accomplir la volonté divine. Elle est cette parole d’amour, parcourant la terre, pour la faire lever comme un pain tout chaud (cf. Jos 9, 12).
Le seul nom de Jérusalem convoque toute son histoire et les péripéties de son rapport à Dieu. Il dit l’histoire de l’humanité, sans doute de l’Église, certainement de mon âme.
©MGF 367, juin 2023
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Sœur Jean-Thomas
Sœur Jean-Thomas, bibliste, est religieuse de la congrégation des sœurs apostoliques de Saint-Jean.
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Un ouvrage extraordinaire pour tous les chrétiens qui s’efforcent de vivre selon le Commandement nouveau du Christ : “Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.” (Jn 13, 34)
Vivez une expérience unique, laissez-vous emporter sur “la voie spirituelle qui surpasse toutes les autres” : celle qui, par un émerveillement progressif, va vous conduire “à élever votre amour humain au rang d’Amour divin” !
Des enluminures médiévales ainsi que des œuvres de Monet et Chagall viennent illustrer ce texte sipirituel et lumineux.
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